Planter pour compenser

La séquestration du carbone et les forêts

Le carbone fait partie du cycle de la vie. Plusieurs éléments naturels séquestrent le carbone de l’atmosphère et l’emmagasinent. On nomme ces éléments «puits de carbone». Le puits de carbone est un réservoir naturel ou artificiel qui absorbe le carbone de l’atmosphère et, par conséquent, contribue à diminuer la quantité de CO2 atmosphérique.

L’écosystème forestier est, après le plancton océanique et avec les tourbières et les prairies, le principal puits de carbone naturel planétaire, essentiel au cycle du carbone. Il accumule d’énormes quantités de carbone dans le bois, les racines, le sol et l’écosystème via la photosynthèse. Les arbres absorbent le CO2 de l’atmosphère, stockant une partie du carbone prélevé et rejetant de l’oxygène dans l’atmosphère.

Pour qu’une forêt soit un véritable puits de carbone et qu’elle ait un effet maximal sur la quantité de carbone capté dans l’atmosphère, elle doit être implantée sur une surface qui n’est pas déjà à vocation forestière. Les forêts actuelles au niveau mondial captent du carbone et continueront à le faire.

Les nouvelles forêts que nous implantons viennent augmenter la capacité totale de la forêt de capter le CO2Compensation CO2 Québec vient s’inscrire dans cette avenue de séquestration maximale des nouvelles forêts.

Notre système respecte de façon très rigoureuse et scientifique les critères identifiés par le GIEC afin de comptabiliser la captation du carbone par séquestration dans les forêts que nous implantons. Pour en savoir plus sur les garanties que nous offrons cliquez « ici »

Pour en savoir plus sur la séquestration du carbone par la forêt, vous pouvez consulter le rapport spécial du GIEC sur l’utilisation des terres, changements d’affectation des terres et foresterie sur le lien suivant :

La valorisation des produits du bois comme source de séquestration du carbone

Certains autres projets de boisement pour compenser les émissions de GES ne prévoient pas la séquestration au delà de la vie de l’arbre. Les projets de reboisement en milieu de conservation offrent une séquestration plus limitée.

Il faut comprendre qu’en forêt, une certaine mortalité arrive très tôt après le reboisement. Cette mortalité est due à la compétition pour la lumière, l’espace racinaire et les ressources nutritives dans le sol entre les arbres eux-mêmes, par maladie ou par l’intervention d’un ravageur. Les arbres qui meurent se décomposent et retournent le CO2 séquestré dans l’atmosphère, annulant ainsi la séquestration.

De plus, une forêt peut cesser la séquestration après 50 ans, lorsque le niveau de mortalité est équivalent à celui de la captation du carbone par les arbres.

D’autres projets proposent le boisement en milieux urbains. Lorsqu’un arbre est abattu en milieu urbain, il est redirigé à l’enfouissement, au chauffage résidentiel ou au déchiquetage pour compostage. Le CO2 séquestré retourne aussitôt dans l’atmosphère, annulant aussi tout l’effort de séquestration.

Tous ces projets excluent l’utilisation du bois après la vie de l’arbre comme façon de contribuer à la séquestration du carbone. Nous croyons que c’est une lacune importante. Les arbres ont une longévité moyenne qui varie selon les essences entre 70 et 120 ans.

Source : cecobois

En réalisant des interventions de récolte sélective et en simulant la mortalité naturelle par la récolte d’un certain pourcentage (qui correspond aux arbres qui mourraient naturellement), et en utilisant ces arbres pour la construction de maisons, d’immeubles et de commerces, on séquestre de façon plus durable une quantité beaucoup plus importante de carbone. La durée de vie d’une maison unifamiliale peut facilement dépasser 100 ans. Nos habitations, commerces et usines deviennent donc des « réservoirs » à carbone et prolongent sa durée de séquestration.

Notre programme prévoit déjà les interventions qui permettront de maximiser la durée de la séquestration du carbone dans le temps. Votre implication dans notre projet permet de séquestrer le carbone pour les cent prochaines années et au-delà.

Pour en savoir plus sur le cycle du carbone des produits du bois, nous vous invitons à visionner l’animation suivante :

Source : cecobois

L’effet de substitution

En plus de l’effet bénéfique pour l’environnement qu’est la séquestration, la substitution de certains matériaux par du bois dans une infrastructure résidentielle, commerciale ou industrielle constitue un moyen de diminuer les émissions de carbone de source humaine.

Ainsi, en remplaçant le béton par du bois dans une construction, il y a substitution de 1,1 tonne de CO2 par m3 de bois utilisé. L’effet de substitution additionné à l’effet de séquestration vient donc accentuer les bénéfices environnementaux de l’utilisation du bois.

Émissions des gaz à effet de serre

Fabriquation d’une poutre

Portée : 7.3 m

Charge non-pondérée: 14.4 kN/m

1. Émissions de GES, calculées lors d’une analyse du cycle de vie à l’aide du logiciel ATHENA TM v 4.1.11

2. Estimé en fonction de la composition du bois pour une masse volumique de 500 kg/m3

Source : cecobois

L’effet de substitution combiné à l’effet de séquestration d’une tonne de CO2 avec notre programme permet donc de séquestrer et de substituer plus de 1392 kg de CO2 si on remplace l’acier par le bois dans un bâtiment, plus de 1 582 kg de CO2 si on le remplace à du béton armé et à plus de 3700 kg de CO2 si on le substitue à l’aluminium.